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La plate volupté et le pauvre mystère
La plate volupté et le pauvre mystère
Que de n'être pas vu.
Que de n’être pas vu.


Je vous connais, couleur des arbres et des villes,
Je vous connais, couleur des arbres et des villes,
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Entre les regards éclatants.
Entre les regards éclatants.
Elle roule sur pierres
Elle roule sur pierres
Comme l'eau se dandine.
Comme l’eau se dandine.
D'un côté de mon coeur des vierges s'obscurcissent,
D’un côté de mon cœur des vierges s’obscurcissent,
De l'autre la main douce est au flanc des collines.
De l’autre la main douce est au flanc des collines.
La courbe de peu d'eau provoque cette chute,
La courbe de peu d’eau provoque cette chute,
Ce mélange de miroirs.
Ce mélange de miroirs.
Lumières de précision, je ne cligne pas des yeux,
Lumières de précision, je ne cligne pas des yeux,
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Je parle
Je parle
Et quand je dors
Et quand je dors
Ma gorge est une bague à l'enseigne de tulle.
Ma gorge est une bague à l’enseigne de tulle.




II
II


Je sors au bras des ombres,
Je suis au bas des ombres,
Seul.


Je sors au bras des ombres,
Je suis au bas des ombres
Et des ombres m’attendent.
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Revision as of 15:21, 12 December 2007


Nouveaux Poèmes — Paul Éluard

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Absences



I

La plate volupté et le pauvre mystère
Que de n’être pas vu.

Je vous connais, couleur des arbres et des villes,
Entre nous est la transparence de coutume
Entre les regards éclatants.
Elle roule sur pierres
Comme l’eau se dandine.
D’un côté de mon cœur des vierges s’obscurcissent,
De l’autre la main douce est au flanc des collines.
La courbe de peu d’eau provoque cette chute,
Ce mélange de miroirs.
Lumières de précision, je ne cligne pas des yeux,
Je ne bouge pas,
Je parle
Et quand je dors
Ma gorge est une bague à l’enseigne de tulle.


II

Je sors au bras des ombres,
Je suis au bas des ombres,
Seul.



Je sors au bras des ombres,
Je suis au bas des ombres
Et des ombres m’attendent.