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Les Charmes de la nuit: Difference between revisions
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Revision as of 15:19, 26 December 2007
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dans Destinée arbitraire
Quand on confie son corps aux charmes de la nuit
Il semble voir paraître à travers la fenêtre
Le visage lointain de ceux que l’on connut
où étiez-vous ? où était-elle ? où serons-nous ?
Le temps qui s’abolit et renaît de lui-même
ne répond même pas aux questions des passants,
Ces fleurs qui s’effeuillaient ces souffles oubliés
ont atterri bien loin sur des terres nouvelles
on les voit resplendir à l’éclair des prunelles
dans un accent de voix dans un geste inutile
Ils mourront tous à l’heure dite à la va-vite
Ces yeux s’éloigneront ainsi que deux lanternes
que l’on voit disparaître aux routes en forêts
Ces yeux reparaîtront on reverra leur cerne
on ressent leur regard Eh quoi ce n’est pas eux
La vie est parcourue de fantômes futiles
De loin on reconnaît la démarche amicale
Et de près ce n'est plus qu’une vaine vapeur
Squelette ridicule ou burlesque brouillard
allez-vous-en allez-vous-en je ne crains plus
que le mystère enclos dans la réalité.