térêt ne pourra durablement s’installer qu’à partir du moment où ils commenceront à réaliser qu’ils sont devenus capables de développer un projet personnel original, dans une certaine autonomie.
Ce sont ces considérations qui nous ont amenés à développer une structure de cours que certains trouveront peut-être un peu chaotique. Nous commençons par une série de chapitres très courts, qui expliquent sommairement ce qu’est l’activité de programmation et posent les quelques bases indispensables à la réalisation de petits programmes. Ceux-ci pourront faire appel très tôt à des bibliothèques d’objets existants, tels ceux de l’interface graphique tkinter par exemple, afin que ce concept d’objet devienne rapidement familier. Ils devront être suffisamment attrayants pour que leurs auteurs aient le sentiment d’avoir déjà acquis une certaine maîtrise. Nous souhaiterions en effet que les élèves puissent déjà réaliser une petite application graphique dès la fin de leur première année d’études.
Très concrètement, cela signifie que nous pensons pouvoir explorer les huit premiers chapitres de ces notes durant la première année de cours. Cela suppose que l’on aborde d’abord toute une série de concepts importants (types de données, variables, instructions de contrôle du flux, fonctions et boucles) d’une manière assez rapide, sans trop se préoccuper de ce que chaque concept soit parfaitement compris avant de passer au suivant, en essayant plutôt d’inculquer le goût de la recherche personnelle et de l’expérimentation. Il sera souvent plus efficace de ré-expliquer les notions et les mécanismes essentiels plus tard, en situation et dans des contextes variés.
Dans notre esprit, c’est surtout en seconde année que l’on cherchera à structurer les connaissances acquises, en les approfondissant. Les algorithmes seront davantage décortiqués et commentés. Les projets, cahiers des charges et méthodes d’analyse seront discutés en concertation. On exigera la tenue régulière d’un cahier de notes et la rédaction de rapports techniques pour certains travaux.
L’objectif ultime sera pour chaque élève de réaliser un projet de programmation original d’une certaine importance. On s’efforcera donc de boucler l’étude théorique des concepts essentiels suffisamment tôt dans l’année scolaire, afin que chacun puisse disposer du temps nécessaire.
Il faut bien comprendre que les nombreuses informations fournies dans ces notes concernant une série de domaines particuliers (gestion des interfaces graphiques, des communications, des bases de données, etc.) sont facultatives. Ce sont seulement une série de suggestions et de repères que nous avons inclus pour aider les étudiants à choisir et à commencer leur projet personnel de fin d’études. Nous ne cherchons en aucune manière à former des spécialistes d’un certain langage ou d’un certain domaine technique : nous voulons simplement donner un petit aperçu des immenses possibilités qui s’offrent à celui qui se donne la peine d’acquérir une compétence de programmeur.
Python continue à évoluer, mais cette évolution ne vise qu’à améliorer ou perfectionner le produit. Il est donc très rare qu’il faille modifier les programmes afin de les adapter à une