plus « magiques » ). Cela signifie que chacune de ces instructions pourra être traduite par l’interpréteur ou le compilateur en un grand nombre d’instructions machine élémentaires.
Le langage que vous avez allez apprendre en premier est Python. Il s’agit d’un langage de haut niveau, dont la traduction en code binaire est complexe et prend donc toujours un certain temps. Cela pourrait paraître un inconvénient. En fait, les avantages que présentent les langages de haut niveau sont énormes : il est beaucoup plus facile d’écrire un programme dans un langage de haut niveau ; l’écriture du programme prend donc beaucoup moins de temps ; la probabilité d’y faire des fautes est nettement plus faible ; la maintenance c’est-à-dire l’apport de modifications ultérieures) et la recherche des erreurs (les « bugs » ) sont grandement facilitées. De plus, un programme écrit dans un langage de haut niveau sera souvent portable, c’est-à-dire que l’on pourra le faire fonctionner sans guère de modifications sur des machines ou des systèmes d’exploitation différents. Un programme écrit dans un langage de bas niveau ne peut jamais fonctionner que sur un seul type de machine : pour qu’une autre l’accepte, il faut le réécrire entièrement.
Dans ce que nous venons d’expliquer sommairement, vous aurez sans doute repéré au passage de nombreuses « boîtes noires » : interpréteur, système d’exploitation, langage, instructions machine, code binaire, etc. L’apprentissage de la programmation va vous permettre d’en en trouver quelques-unes. Restez cependant conscients que vous n’arriverez pas à les décortiquer toutes. De nombreux objets informatiques créés par d’autres resteront probablement « magiques » pour vous pendant longtemps (à commencer par le langage de programmation lui-même, par exemple). Vous devrez donc faire confiance à leurs auteurs, quitte à être déçus parfois en constatant que cette confiance n’est pas toujours méritée. Restez donc vigilants, apprenez à vérifier, à vous documenter sans cesse. Dans vos propres productions, soyez rigoureux et évitez à tout prix la « magie noire » (les programmes pleins d’astuces tarabiscotées que vous êtes seul à comprendre) : un hacker digne de confiance n’a rien à cacher.
Le programme tel que nous l’écrivons dans un langage de programmation quelconque est à strictement parler un simple texte. Pour rédiger ce texte, on peut faire appel à toutes sortes de logiciels plus ou moins perfectionnés, à la condition qu’ils ne produisent que du texte brut, c’est-à-dire sans mise en page particulière ni aucun attribut de style (pas de spécification de police, donc, pas de gros titres, pas de gras, ni de souligné, ni d’italique, etc.)[1]
Le texte ainsi produit est ce que nous appellerons désormais un « code source ».
Comme nous l’avons déjà évoqué plus haut, le code source doit être traduit en une suite d’instructions binaires directement compréhensibles par la machine : le « code objet ». Dans le cas de Python, cette traduction est prise en charge par un interpréteur assisté d’un pré-compilateur.
- ↑ Ces logiciels sont appelés des éditeurs de texte. Même s’ils proposent divers automatismes, et sont souvent capables de mettre en évidence certains éléments du texte traité (coloration syntaxique, par ex.), ils ne produisent strictement que du texte non formaté. Ils sont donc assez différents des logiciels de traitement de texte, dont la fonction consiste justement à mettre en page et à ornementer un texte avec des attributs de toute sorte, de manière à le rendre aussi agréable à lire que possible.